Fugitive

Lettres de l'intervalle

18 septembre 2007

Henri Laurens

laurens

Elle ouvre l'espace et s'y assied. Ombres tranquilles, elle flambe doucement. Crépite, chuchote, murmure en rêvant ses contours. Avec grâce, elle s'échappe et revient, flottante. Dense et diffuse. Elle retient son corps de mémoire, puis improvise, imprévisible. Se fait, se défait de l'intérieur... sans savoir, sensible.

Pour Nicolas Grégoire (ici) et ces quelques heures au Musée d'Ixelles, entre un croquis de Giacometti et deux dessins de Henri Laurens.

Posté par Fugitive à 14:20 - Au coin de l'oeil - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Multiple sont Femme et Mémoire dans les méandres du corps, multiples les rebondissements de mots au hasard des cimaises, dans l' entrelacs des croquis au-delà des supports ...

Posté par Kaïkan, 19 septembre 2007 à 08:11

Nicolas Grégoire

en ne pensant a rien en se laissant porter par les souvenirs on fini par justaposer les formes ,les paroles ,et une suite d' images fait jour,on se dit ? mais non ce n' est pas cela ce que l' on a rencontrer un fois n' est jamais pareil a moin de rester figer dans l' instant .Giacommeti m' a tjs troublé .Je l' ai connu dans ce que l' on appelaitun millieu branché .En filforme on risque moins de se faire illusion.Noisette.

Posté par Noisette, 19 septembre 2007 à 16:18

Un pas esquissé
Elégance de la sanguine
Qui ne souffre le repentir

Posté par pierre2, 19 septembre 2007 à 19:44

Sensuel… et éthéré… et murmuré…

J'aime cette beauté sensible qui chez toi est chère Fugitive

Posté par Maria-D, 20 septembre 2007 à 08:58

Nicolas GREGOIRE, voir ici également: http://www.artpointfrance.org/Diffusion/lesaretes/eclatslobato.htm

Posté par ad, 20 septembre 2007 à 12:53

Lignes d'émotion au fusain dessiné .

Posté par Bruno, 23 septembre 2007 à 09:35

Petits mots pour...

Multiples les rencontres avec soi-même, chère Kaïkan, au détour de l'autre.

Chère Noisette, "en filiforme, on risque moins de se faire illusion", jolie formule qui rend compte de notre pudeur ou notre trouble ... mais qui évoque aussi le sinueux tracé de nos doutes, jusqu'à l'épure.

C'est vrai, Pierre, le trait ne peut mentir... ni revenir en arrière, à moins de se doubler, et se troubler d'un mouvement qui, lui aussi, en dirait long...

Merci Maria... Mais c'est à Laurens que reviennent les louanges. ;)

Merci, Armand, pour cette page magnifique ! Merci aussi pour les mots écrits qui accompagnent de belles gravures... :)

C'est bien dit, Bruno, et quelle difficulté pour pouvoir atteindre, enfin, une telle simplicité ! Belle et évidente.

Posté par Fugitive, 23 septembre 2007 à 17:39

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