Fugitive

Lettres de l'intervalle

03 février 2008

Vers l'illimité

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- Endormis sous le vent à la lisière du printemps -

Posté par Fugitive à 14:47 - Histoires naturelles - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Quelle superbe note, elle touche à l' éternité et ce doux mot de " endormi" offre la quiétude à l' instant ...
Choc à voir l' oiseau couché ... Testament commence par un rouge-gorge recueilli par le scribe et qui meurt peu après ... et la nature comme une évidence de la continuité, de la relativité des choses et des évènements ...
S' impose dans cette note la force du déséquilibre ... Tu l'exponentielles et la soignes par ces modestes fleurs qui sortent d' un long songe ... On dit que les fleurs sont les pensées du défunt ... Je le crois ici ...
Comme un écho à cette note de Pascal sur son blog :" Les fleurs du printemps sont les rêves de l' hiver racontés le matin à la table des anges" de Khalil Gibran

Posté par Kaïkan, 03 février 2008 à 15:26

... le temps les pris entre ses mains ... et ils se réveillèrent ... et embrassèrent l'éternité

merci , c'est beau

Posté par Maria-D, 03 février 2008 à 16:29

Sous l'apparence des choses et des êtres, la vie, tout simplement.

Nivéole
à vos clochettes
le printemps répondra présent.

Posté par pierre, 03 février 2008 à 19:55

Le silence, le vent réparateur ...

Je ne tiens pas devant tant de force et d'abandon, de renaissance et de recommencement...
la beauté est parfois terrible, implacable...
Sous chacun de nos pas qu'avons nous bousculé, ou fait disparaître ? ...
Vous êtes courageuse ! ...

Posté par patrick, 03 février 2008 à 21:24

Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre mais comment s'y prendre... pour ne pas mourir un peu...

Posté par les loups, 04 février 2008 à 00:41

les mots, ce soir,
brodés d'un extrême silence,
bordés d'un fin liseret noir...

poisson,
drapé d'un linceul délicat
glace diaphane
feuille,
s'est retirée
ta sève bouillonnante
oiseau,
ta plume légère, vaine,
trempée dans l'encre noire du sol

mes frères cathares disaient
que "la vie c'est la mort
et la mort c'est le baiser de Dieu"

mais la Vie est la Vie
dit
le premier perce-neige
qui surgit de la nuit
qui surgit à la Vie

et la Vie est la Vie,
d'éternité,
d'éternels hivers
en éternels printemps...

Posté par max, 04 février 2008 à 00:48

Petits mots encore...

... pour chacun d'entre vous, qui déposez ici des mots essentiels, des émotions chaleureuses, des cadeaux vibrants. Merci à tous, merci à Max dont les poèmes brûlent... Je ne sais si je suis courageuse, Patrick, mais j'aime interroger les apparences...

Posté par Fugitive, 04 février 2008 à 12:54

Voyage au coeur même des choses...
L'éternité palpite dans le coeur de l'éphémère...
Le vent vacille aux branchages des eaux profondes...

Douceur et force...
C'est très fort.

Posté par Corinne, 04 février 2008 à 16:01

Ne pas survivre

aux frimas de l'hiver...
n'arrête point l'éclosion du printemps !

Posté par too banal, 06 février 2008 à 20:09

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