08 juin 2009
Au jardin des mots

"Petite histoire sans queue ni tête", me direz-vous ? Assurément, sans queue ni tête, comme on plonge dans un livre en plein milieu, au hasard d'un geste : on l'ouvre tout grand et l'on s'y engouffre sans hésiter. D'autres fois, on cherche un mot pour en savourer l'intime, en redécouvrir l'histoire. Ou bien, on attend qu'il morde à notre hameçon, comme si on allait à la pêche aux merveilles. Et l'on s'étonne... Et comme cela peut être grisant de rencontrer des mots inconnus, étranges, improbables, comme surgis de l'ombre ! Où va-t-on, que cherche-t-on tandis que notre panier se remplit de mystères ?




Va et vient

Un peu absente ces temps-ci, je partage avec vous quelques fleurs désespérantes : les heuchères, autrement nommées "le désespoir des peintres", que les impressionnistes adoraient. Le long de l'allée qui mène au potager, mes parents en ont semé de frémissantes aussi belles sous la pluie que dans le soleil. Un bouquet fraîchement cueilli a résisté au trajet en voiture qui l'a conduit sur le rebord de ma fenêtre. Depuis, les clochettes roses lorgnent le tilleul ! Du désespoir ? Que nenni ! Mais ce désir inassouvi de saisir la lumière... oui !














