Fugitive

Lettres de l'intervalle

17 novembre 2006

Mater

mater_

- Mater, de Vladimír Godár (ECM New Series 1985 476 568) -

Mater, titre de cet album envoûtant qui réconcilie le sacré et le profane... Mater : la mère... A elle seule, la voix de la chanteuse tchèque Iva Bittová en avive la signification : par sa douceur et sa fermeté, sa tendresse et sa force, sa vulnérabilité et sa passion. L'on comprend que le compositeur slovaque Vladimír Godár se soit senti porté et inspiré par cette interprète hors du commun qui, en son chant, révèle et réunit la femme, la mère et la petite fille ! Sa musique, ample et troublante, parcourue de longs frissons silencieux, s'écoute avec élan, émotion et bonheur. Elle parle directement au coeur, comme une prédiction intime, de celles que les mères confient dans un baiser à leurs enfants.

(Une peinture d'autrefois, appliquée, malhabile... si loin, si proche...)

Posté par Fugitive à 14:10 - Le chant des sirènes - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 novembre 2006

Derrière l'évidence

derriere

... en écoutant le deuxième volume des sonates de Beethoven, jouées par Paul Lewis, chez Harmonia Mundi ...

/clic pour agrandir la photo/

Posté par Fugitive à 14:54 - Le chant des sirènes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2006

Silence...

reve

... et musique : un soupir en suspens...

Le temps d'un souffle. Sommeil secret dont le sens se glisse

dans les interstices

du son.

(Voir l'album)

Posté par Fugitive à 18:50 - Le chant des sirènes - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 septembre 2006

Instant de rêve et de nuit

ouie

Peu importe s'il s'agit ici de l'ouïe d'un violon... Il est toujours question de vibration. J'écoute un violoncelle, celui de Jean-Guihen Queyras. Et le piano d'Alexandre Tharaud. Sonate pour arpeggione de Schubert, chez Harmonia Mundi. Puis Berg et Webern par le même duo...Un programme subtil et lumineux, sous lequel vibrent la mélancolie et l'angoisse, brûlante, secrète... Le mal d'être qui instille à la vie et aux notes qui s'envolent leur profonde joie, leur élan passionné, leur essence. Abîmes furtivement aperçus, troublantes sensations...

Posté par Fugitive à 20:35 - Le chant des sirènes - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 juillet 2006

Vibrations

vibrations

"Nous entourons de linges une nudité sonore extrêmement blessée, infantile, qui reste sans expression au fond de nous. Ces linges sont de trois sortes : les cantates, les sonates, les poèmes.

" Ce qui chante, ce qui sonne, ce qui parle."

Pascal Quignard, La haine de la musique, folio, 1996, p.13

Posté par Fugitive à 21:15 - Le chant des sirènes - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3