13 mai 2008
Dans un souffle...

... vers le pays vibratile de laylacarina...
05 mai 2008
Tête-en-l'air

A ras de terre, à fleur d'eau... l'inattendu, si paradoxalement guetté, est parfois plus près de nous qu'on ne le croit !
(Folon s'expose au Château de la Hulpe)
21 février 2008
Rainer Kleinschmidt


Rainer Kleinschmidt peint la ville et ce qu'elle cache, à larges coups de pinceau et de rouleau. Il ne centre pas son regard sur un élément, un détail, une seule histoire mais il capte sur de grandes toiles de lin qu'il cloue au mur (la plus grande fait 3 mètres de haut) la sensation aiguë et pénétrante d'une rencontre soudaine avec le mouvement d'une rue, d'une artère, d'une architecture troublante. Sous les couches de peinture, presque translucides parfois, malgré leur couleur affirmée, se devine un drame, une solitude, un rêve, un lumière inattendue. Le désespoir ou la grâce. Ces photos en captent seulement quelques éclats, subtilisés à une dynamique de l'espace en métamorphose...
- Galerie LocusLux, 57 rue du Vieux Marché aux grains, Bruxelles. Du 12 au 23 février inclus, de 15h00 à 19h00 -
15 janvier 2008
Alberto Giacometti

J'étais hier à Paris pour une courte journée, suffisamment longtemps pour errer dans les forêts humaines d'Alberto Giacometti au Centre Pompidou et m'y perdre intensément... Des êtres solitaires, fendant l'espace avec effarement, comme brusquement surgis du vide, se croisent et coexistent sans se toucher, conscients pourtant de la proximité de l'autre, à l'identité disponible mais hermétique. Leur équilibre tout entier semble venir de leur cou, tenir dans leur port de tête, droit, frontal, ouvert au réel tandis que leur regard demeure insondable, venu d'ailleurs, tourné vers l'ailleurs, transperçant l'espace pour invoquer une densité qui échappe au visible tel que nous avons l'habitude de l'envisager. Leurs corps, raidis et pourtant frémissants de mouvement, semble s'être composé, décomposé, recomposé obsessionnellement sous les doigts du sculpteur, défiant le temps, redéfinissant l'éphémérité de l'espace. Des êtres adviennent sans relâche, éternellement présents, échappant à l'absence, au vide, en inachèvement inexorable...
Les mots m'échappent... Il faudrait y revenir encore, passer et repasser sur ces sensations âpres et ardentes, ce ravage qui vous étreint le ventre si soudainement. Lire aussi peut-être les poètes : Alberto Giacometti de Jacques Dupin (Ed Léo Scheer), ou Giacometti de Charles Juliet (éd.P.O.L.).
Chez moi, depuis Noël, j'avais ce livre : L'Atelier de Giacometti, catalogue de l'exposition. Première image ci-dessus. Interdiction formelle de prendre des photos sur les lieux. J'ai donc trouvé la seconde photo sur le Net...
07 janvier 2008
Ancrages




- silences et musique du corps -
A partir d'un fragment de la couverture de l'ouvrage L'Atelier d'Alberto Giacometti, catalogue de l'exposition du Centre Pompidou, une tentative de cheminement dans le dédale des signes.
18 septembre 2007
Henri Laurens

Elle ouvre l'espace et s'y assied. Ombres tranquilles, elle flambe doucement. Crépite, chuchote, murmure en rêvant ses contours. Avec grâce, elle s'échappe et revient, flottante. Dense et diffuse. Elle retient son corps de mémoire, puis improvise, imprévisible. Se fait, se défait de l'intérieur... sans savoir, sensible.
Pour Nicolas Grégoire (ici) et ces quelques heures au Musée d'Ixelles, entre un croquis de Giacometti et deux dessins de Henri Laurens.
11 février 2007
Trois temps...

... une même vie...
(et sans doute une forte impression d'Auguste Renoir)
12 novembre 2006
Le Nord de Jérémy

En parcourant mes albums photos, j'ai trouvé celle-ci prise il y a bien 15 ans avec mon vieux 6/6. Je cherchais une image qui vous emmène dans le monde de Jérémy, où bat le coeur du Nord de la France, dans ses peintures et ses courts-métrages émouvants, vibrants... Suivez le canal. /clic/
04 novembre 2006
Incantations

- Femmes d'automne de Sophie Nyns, au parc Tournay-Solvay -
Femmes soeurs ou femme multiple, au regard insondable, au ventre rond et doux. Femmes-écorce, femmes ailées, nymphes, anges ou fées, esprits de la nature. La beauté du Parc leur donne vie. Tournez autour d'elles et elles frémissent. Leur étrangeté naît de l'humus où elles surgissent...
26 octobre 2006
Tendresse

Longtemps je me suis demandé pourquoi les jeunes filles de Renoir, toujours deux, la brune et la blonde au piano, dans la prairie, lisant ou dessinant... me touchaient tant. Cette toile surtout où, tandis que l'une crayonne, l'autre se concentre sur le dessin, oubliant la main qui, nonchalante, agrippe une branche pour presque entourer les épaules de l'amie, la soeur, absorbée dans son esquisse. - Confiance et tendre connivence que je retrouve dans ces visages qui me sont proches et dont j'aime la lumière. -












