14 janvier 2011
"...dans la joue effondrée de la nuit..."

Tu vis à côté de moi, pareille à moi :
pierre
dans la joue effondrée de la nuit.
Ô cette pente, mon aimée,
où nous roulons sans faire de pauses,
nous les pierres
de rigole en rigole. Plus rondes à chaque fois.
Plus semblables. Plus étrangères.
Ô cet oeil ivre
qui comme nous erre ici tout autour,
et parfois, étonné,
nous voit confondus.
- La pente - Paul Celan
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